Bon, une journée à passé et je sais plus où j’en étais… J’ai du relire mon premier chapitre, et je me suis dit que je suis vraiment médiocre en matière d’écriture, je n’arrive même pas à être aussi marrant que dans la vraie vie.
Je sais, je sais, tu n’attends qu’une chose : que je te parles de ce pour quoi tu es venue me lire…ma bisexualité.
Bah, il faut savoir qu’à la base j’étais plutôt homophobe. Marrant, n’est ce pas ?? Avec les années, j’ai élaboré une théorie : on a peur de l’autre par ce qu’on ne le connaît pas, et ce qui nous est invisible fait ressurgir notre instinct de survie. J’y ai pensé il y a peu, car je discutais avec ma tante de « Plus belle la vie ». Ouai, je sais, ça craint, et tu sais quoi mademoiselle ? Je m’en cogne comme de l’an quarante ! Bref, elle me disait, ma tante je parles, que le fait de voir souvent le couple gay de la série (et maintenant le couple lesbien), les voir s’aimer et s’embrasser lui avait fait changer de regard, elle est maintenant moins dégoûtée par cela. C’est marrant je trouve, car cela ne lui aurais pas dérangé que ses enfants soient homos, juste qu’ils se roulent un palot devant elle.
Bien sûr, j’ai du me faire discret, car si tout le monde sait que je suis gayfriendly personne ne sait que je suis bi. Et vi, j’ai le look hétéro vois-tu?
Oula, je me rends compte que je fais beaucoup de digressions…
Donc tout commença le jour de mes quatorze ans. Un pote à moi au collège, avec qui je m’entendais bien, m’a dit que j’avais de très jolies lèvres. Je dois dire que sur le coup cela m’a fait un choc, et puis au final j’ai trouvé ça fun ! Plus tard, ma mère à fait la connaissance d’une esthéticienne qui est devenue sa meilleure amie : Frédérique. Frédérique avait trois enfants : le plus jeune, Kim, avait mon âge, il était sympas, intelligent et populaire, ce qui sous-entend donc qu’il était aussi mignon ; le second était une jeune femme nommée Cassilde, et enfin le plus âgé, Bertrand était homosexuel.
C’était l’été. Je m’étais disputé gravement avec mon père et ma belle-mère un an auparavant, et j’étais retourné les voir une semaine plus tôt afin de m’expliquer avec eux. Comme tu t’en doutes, ce fut un lamentable échec, et je ne vis plus mon père durant cinq années. C’est donc à la suite de cela, que je me suis retrouvé à Nice, par une canicule infernale à fêter l’anniversaire de Bertrand. Il y avait son compagnon de longue date mais aussi une foule d’ami. Certains étaient carrément misogynes, d’autres me prirent sous leur ailes, vu que j’étais encore trop jeune pour être sexuellement viable, mais certains déjà me regardaient avec une étrange lueur dans le regard, que je ne devais comprendre et connaître que des années plus tard. Ce fut une semaine merveilleuse, où un tout autre monde s’ouvraient sous mes yeux ébahis… J’ai pu commencer à changer d’opinion sur les homos, et notamment mes stéréotypes. Certes, certains étaient plutôt efféminés et maniérés, mais d’autres était incontestablement homme, viril et terriblement hétéros.
Le lendemain matin Kenan n’était pas venu en cours. Les « autres », comme se plaisait à les nommer Allan, en profitèrent.
Ils attendirent la sonnerie de dix heures. Apparemment, la leçon n’avait pas était imprimée…
Le muet partit doucement, ne pensant même plus qu’on pouvait encore lui faire du mal depuis qu’il connaissait Kenan.
Mais ce n’était pas du tout ce qu’en pensaient les Autres.
Ils accélérèrent le pas, et arrivèrent à sa hauteur.
Ils l’attrapèrent par le coude et le tirèrent dans un endroit à l’abri des regards.
Le muet leur lança un regard noir, non dénué d’appréhension.
- Alors enculé ! T’en as pas eu assez la dernière fois ?
- Ouai, hahaha, on dirait qu’il en veux encore le p’tit con !
- Ben ouai, tu comprends le muet, va bien falloir te répéter la leçon jusqu’à ce que tu l’imprime !!
- A genoux le muet !
D’eux d’entre eux, apparemment les mêmes que la dernières fois, lui firent une balayette et le muet tomba à genoux au sol.
- Ah, c’est mieux !
Celui qui semblait le chef, le tira par l’oreille.
- Je ne sais plus quoi faire pour que tu comprennes ! Alors, il va falloir employer les grands moyens. L’homme cracha sur sa chaussure une informe masse gluante.
- Oh, que je suis sot ! J’ai tâché mes chaussures, il v me falloir quelqu’un pour les cirer, reprit-il.
Il lança un regard torve sur Allan.
- Lèche !
Le muet lui lança un regard choqué. Ce pourrait-il que l’homme pense vraiment à ce qu’il avait dit ??
Un sentiment de révolte pointa au fond de son ventre : il ne fallait pas qu’il pli !
Il tenta de ce lever, releva les yeux et jeta un crochet du droit sur le chef. Le choc fit tourner la tête de ce dernier. Le muet tenta de prendre la fuite car il aurait tôt fait d’être surpassé par le nombre… Mais c’était sans compter les sbires du jeune chef.
Ils l’attrapèrent par les cheveux, le rouant de coups à nouveaux.
Chacun empoignèrent d’une main le muet et de l’autre le dévêtirent. Ils ne lui laissèrent rien, même pas la dignité…
Ils le laissèrent là, comme un condamné à mort, recroquevillé sur lui-même, avec pour seul fond sonore le rire gras du chef blessé.
Ce petit être enserra ses genoux, se balançant d’avant en arrière, bougeant des lèvres par lesquelles ne s’échappait aucun son.
Des élèves passèrent dans le coin et le virent, ceux-ci attirèrent la direction qui prit les choses en main.
L’infirmière lui parla mais le muet ne lui montra que deux yeux vitreux comme ceux des poissons évidés et apposés sur les étals de glaces.
Elle lui demanda qui avait fait ça, rien…
Elle l’entoura d’une couverture, toujours rien…
Elle l’aida à se relever mais le muet s’écroula à terre, en toussant. Quelques gouttes de sang s’échappèrent de sa bouche. S’ensuivirent des cris, du bruit, de la lumière… Le muet avait l’impression de faire des hallucinations psychédéliques.
Pimpon Pimpon Pimpon
Les ambulanciers prirent Allan sur une civière et le montèrent dans l’ambulance.
Le verdict commença à tomber : côtes cassées doublée d’une hémorragie interne. Les choses étaient sérieuses mais pas critiques.
Le voici prêt pour un deuxième séjour à l’hôpital. Mais celui-ci n’aurait pas la même tonalité. Cette fois ci il entrait seul, humilié, détruit psychologiquement et amer. Kenan n’était pas venu le lendemain, après ce chaste baiser…
Elle est la lave, le volcan qui bouillonne en chacun de nous. Elle est la force qui nous fait nous relever à chaque fois qu’on trébuche. Elle est poignante, sensible, imaginative. Elle se rit de l’adversité, elle est musique, chaleur e.
Elle nous étreint dès qu’on ouvre nos grands yeux bleus mouillés par les larmes de souffrance. Elle est là au seuil de la vie. Elle est immatérielle, inconstante et pourtant si tenace.
Elle est éphémère et lumière, elle est opacité et nébulosité.
Elle, toujours elle…
Mais quand on l’arrache à nos corps et nos cœurs martelés, bosselée par la peine et le labeur, alors elle pousse un déchirant hurlement. C’est le cri de l’inhumanité présente en chacun de nous.
Deux jours après, j’ai eu le plaisir de revoir Tristan à mon cours. Je n’aurais jamais cru que celui-ci lui aurait plût au point de retourner nous voir. Je le salue avec un sourire goguenard. J’ai décidé de lui faire une petite farce. Je le plante là et part en direction de mon sabom. Je lui demande en chuchotant si Tristan peut participer au cours. Mon prof accepte, me donne une tenue légèrement trop grande qu’il a retrouvé dans un placard, ainsi qu’une ceinture blanche.
Nathanaël est toujours dehors, son sourcil relevé, comme à son habitude, en signe de désappointement et d’agacement. Je lui remets la tenue et annonce :
Si tu viens ce soir, c’est avec plaisir ! Mais tu vas devoir participer au cours.
Tu déconnes j’espère ?!
Absolument pas. Chacun son tour d’en baver.
Je rigole comme un con de ma vanne pourrie et de l’air de bulldog qu’il fait de suite après.
A comme j’aime faire enragé ce mec, c’est vraiment devenu mon passe-temps principal !
Le cours commence, et spécialement pour Tristan, le prof fait une petite initiation au Tae.
Comme je m’en doutais, l’entrainement il le suit à la perfection. On voit que c’est un mec très exigeant avec lui-même. Ses coups de pied sont maitrisés, ses jambes fermes et son pied tour à tour pointe et flex. Il a de jolies jambes d’ailleurs, bien galbées.
On passe au combat et notamment au combat de self-défense. Le prof à décidé de prendre le débutant comme témoin. Pour nous montrer comment finit un novice si ca lui arrive dans la rue.
Tristan, sous les ordres du sabom, attrape violement l’avant-bras du prof. Celui-ci effectue une rotation du poignet, et dégage sa main. Il pare de son bras, garde prisonnier l’autre bras de Tristan, lance un uppercut avec sa paume par en dessous, qui vient frapper le dessous du menton. En même temps, il effectue une rotation arrière, imprime un coup de pied sec, sur l’intérieur du genou de Tristan. Celui-ci tombe à terre, à quatre pattes. Le bras tordu douloureusement par le prof, Tristan, les fesses remontées se tient cambré. Enfin, le prof complète l’exercice en tirant les cheveux de Tristan en arrière, laissant sa paume d’adam ainsi que sa gorge, exposé à tous.
Durant l’exercice, je ne peux m’empêcher de fixer Tristan, des images glauques me traversant l’esprit. Je le vois, et je rêve d’être à la place du prof. Je ne comprends rien à ce qui m’arrive, d’un coup je le regarde avec un œil lubrique, mon entre-jambe se mettant au garde-à-vous. Je m’imagine Tristan, nu comme un ver, les joues rosies de plaisir. Une plainte sourde s’échappant de sa bouche humide et entrouverte. Moi derrière, le chevauchant, lui tirant sa tignasse brune, et le fouettant légèrement avec une cravache. Et lui me suppliant, pleurant presque….que je continue !
Sous le choc de ce fantasme soudain et abominable, j’en tombe en arrière. J’ai envie de dégueuler et en même temps je me sens excité comme jamais je ne l’ai été. Je cours du tatami, me vautre par terre, ne retourne même pas pour salué. Courre prendre mon sac au vestiaire et vite sortir de cet enfer. Je suis encore en tenue mais je m’en fou.
Mon érection est douloureuse et quelques larmes de rages et de honte mêlées coulent. Tristan se pointe derrière moi, quand j’ai tourné à l’angle de la rue. J’ai toujours dit que ce mec était une pointure ! Il est dos à moi, m’attrape l’épaule de sa main. Moi, je me retourne direct et le plaque contre le mur, dans cette rue mal éclairée, près de jolies maisons de villes qui débordent de glycines. Le parfum des fleurs est entêtant, et le sien aussi. Ses joues rouges par l’effort de son sprint, et son reste d’halètement me faire frémir.
Dégage ! je grogne
Mais qu’y a-t-il ?
Tu n’aimerais pas le savoir ! Dis-je en grognant doucement à son oreille.
Je me dégage sans pouvoir m’empêcher de lui lancer un regard brulant. Brulant de haine…et de désir !
Je comprends plus rien là, mec ! J’ai fait un truc qu’il ne fallait pas ?
Pour une fois, Tristan à perdu de sa superbe. Là preuve en est qu’il ma surnommé « mec ». Il est mal à l’aise, je le sens et largué.
M’approche pas !
Il me fixe, sa bouche entrouverte et bien sûr, se rapproche ! Là, je peux m’en empêcher, je lui fracasse mon poing dans sa gueule d’ange. Il lâche un râle, qui est à deux doigts de me faire jouir. Alors je fais le seul truc irréfléchi qui s’impose à moi en cet instant, je l’embrasse sauvagement. Je pénètre de force ma langue dans sa bouche. Il résiste tout en m’embrassant goulument. C’est vraiment chelou ! Je passe ma main sur sa nuque et appui pour approfondir notre baiser. Je sens son souffle s’accélérer, comme s’il apprécié. C’est à ce moment là que mon attention baisse et qu’il me mord la langue.
Bâtard ! Tu m’as mordu la langue !
Et toi, enfoiré ! Qu’est ce que je devrais-dire ! C’est bien fais pour ta ptite gueule de PD !
Tu semblais pas détester que ce petit PD là t’embrasse…
Tu vas me le payer !
Je t’avais prévenu de dégager !
Je me barre comme ca, le laissant là planter là, encore plus con qu’à son arriver. Ceci dit, je n’en mène pas large…
Laube se lève et petite fille à
froid. Près delle, ses parents dorment dans leurs hamacs. Les
gardes alentours sont préoccupés à autres choses ou dorment. Ce
sont des hommes virils et forts, obnubilés par leur position
défensive envers des ennemis potentiels, ils ne voient donc pas
petite fille se lever. Celle-ci sétire et encore endormie par la
chaleur du sommeil va shydrater à la petite source de loasis.
Elle pousse ses cheveux roux en arrière, défroisse sa robe blanche
de lin et se penche pour boire.
Elle se relève et ouvre bien grand ses
yeux vert émeraude. Elle sémerveille de la beauté alentour.
Elle relace ses bottines noires. A cet instant, elle aperçoit un
groupe dAgrion, fines libellules de couleurs diverses allant du
rouge au bleu en passant par le gris. Le groupe sarrête devant
ses yeux, brusquement et la jeune fillette pousse un hoquet de
surprise. A peine remis de sa stupeur, voilà que les Agrions
repartent de plus belle et séloignent de loasis. La fillette
émerveillée par ces créatures ailées les suit et saventure
dans le sable encore froid par cette heure matinale. Ses pieds
senfoncent mais elle continue sa course effrénée pour attraper
les petites bêtes afin de les voir de plus près et caresser leurs
jolies ailes translucides et mouvantes de couleur. Les minutes
passent et elle commence à fatiguer. Elle est essoufflée et
sarrête une fraction de seconde Les libellules
séloignent Elle reprend sa course et tente de rattraper son
retard sur le groupe dinsecte mais ceux-ci séloignent
inexorablement. Elle jette un dernier regard vers la convoitise du
moment puis savoue vaincu quand ils disparaissent derrière une
dune. A ce moment là, elle pense à rentrer, car la chaleur est
apparut ainsi que sa soif. Elle veut encore que sa mère la prenne
dans ses bras.
Petite fille tourne la tête, à
droite, à gauche. Personne
Elle regarde en lair et voilà le
ciel, si bleu, si azuré, et cette chaleur, si écrasante.
Et ce silence, si assourdissant !
Elle commence à comprendre Elle est
seule, seule et perdue.
La fillette retourne en arrière, mais
ne voit rien à des lieues à la ronde. Elle ne reconnait plus cette
dune devant elle, elle tourne, elle vire puis finit par sarrêter.
Elle à chaud et commence à tituber
puis finit par sassoir et pleurer. De gros sanglots secouent son
petit corps blanc. Elle renifle et repart de plus belle.
Tout à coup une rumeur se propage, un
bruit sec et cliquetant Elle sarrête tout aussi soudainement
quelle avait commencé de pleurer et regarde.
Une tempête de sable fonce droit sur
elle, la petite se jette au sol, couvre de ses coudes son visage et
ses oreilles et attend son heure. Le vent arrive, brûlant, cinglant,
tournoyant. Les secondes passent, et à côté delle une ombre
apparait, une présence se fait sentir, et le vent se calme. Elle
relève le visage, vois un jeune homme, les cheveux blonds éclaircit
par le soleil et le sable, la peau dorée, une tunique berbère et
des sandales aux pieds. Un doux sourire flotte sur son visage, un
sourire éternel
Tu es bien loin des tiens, jeune
fille Quel est ton nom ?
Keela, sir.
Enchanté petite colombe.
Suis-moi
Le garçon lui prend la main pour
lattirer à lui, puis se met en marche. Au sol, aucune empreinte
de pas ne simprime sur le sol. La démarche du jeune homme est
légère et lente.
Tu vois Keela, le désert est un
endroit magnifique mais dangereux. Pour pénétrer au cur de son
esprit il faut communier avec. Tu dois faire preuve de discernement
ou le moindre pas peut têtre fatal. Ici tout est à lextrême :
la sauvagerie, la soif, le soleil, la beauté, le froid, la marche,
la tempête, lamour, le désir. Si tu ne prends pas garde tu
bruleras tes petites ailes de fées.
Toi tu es un peu tout cela à la
fois nest ce pas ?
Un sourire énigmatique se peignit sur
le visage du jeune homme.
Tu es perspicace, cheveux de feu.
Tu mexpliqueras le secret ?
Quel secret ?
Le secret du désert
Tu penses que le désert à un
secret ?
Bien sûr, chaque chose précieuse
à son secret. Le désert est aussi utile que lAmazonie, lun
fait brûler la passion dans nos curs, il nous montre la voie de
la pérennité, il est immuable et en même temps aussi changeant
que les tempêtes de sable qui vont et qui viennent, il est notre
essence ; lautre est notre oxygène, celui qui nous libère,
nous fait vibrer les narines, celui qui chasse nos soucis, nous
apportant avec lui leau libératrice. Le secret de lAmazonie
cest quelle est le poumon de la terre et de lhomme. Le
désert quant à lui à un secret pas si facile à percer. Il nest
pas ce quon en voit au premier abord.
Que penses tu donc du désert ?
Le désert au premier regard est
cruel, il est dur, presque calculateur. Il apporte la mort et la
souffrance. Il apporte la peur. Javais peur, jétais dans un
monde inconnu, il faisait si chaud, tout était lenteur. Je
mennuyais à mourir, tout était pesant. Cétait comme le
néant. Puis soudain jy ai vu la vie, alors jai voulu
poursuivre ces libellules. Jétais transposée de joie. Et puis
je me suis perdue, tout dun coup le désert redevenait hostile,
brouillon, primitif. Là, tu es apparut Et tout à changer.
Maintenant je nai plus peur !
Pourquoi tu nas plus peur ?
Car la joie ou lassurance
arrive quand on ne sy attend pas. Le désert est comme lhomme
amer, il veut se rendre méchant pour établir une barrière, pour
éviter de souffrir, il blesse. Tout deux se pensent seuls Mais
si tu prêtes bien attention nous ne sommes jamais seuls, cest
pourquoi tu es apparu, et tout comme le désert est plein de vie,
lhomme amer cache de merveilleuses qualités. La personne qui na
plus peur se rend compte quil ny a jamais eu de barrières, et
que nous sommes tous reliés les uns les autres. On ne peut pas haïr
le désert.
Les reflets dorés
dans les yeux du jeune homme qui ne cessait de se mouvoir, se
posèrent enfin. Une larme traça un sillon sur la joue couleur miel
de lhabitant du désert.
Ainsi tu mas compris ?
On ne peut jamais comprendre
quelquun on peut seulement tendre à se but en permanence. Jaime
le désert comme je taime toi.
Le garçon ferma
les yeux, ému par linnocence et la maturité de la jeune fille.
Nous sommes arrivés Keela tes
parents tattendent.
Thanxs sir.
Le berbère sortit
une fiole remplie de sable de sa poche.
Tu as percé le secret du désert,
Keela, et en cadeau je te remets son essence.
Ne moublie pas
une fois retournée parmit les tiens.
Jamais, sir.
Akenzawel
De quoi ?
Akenzawel, cest mon prénom.
Akenzawel al Saharra.
Akenzawel déposa
un baiser sur les lèvres rosées de Keela. Un baiser chaleureux,
doux, eternel, comme une promesse.
Un tourbillon de
sable apparut et le jeune homme recula dans cette apparition. Il
devint comme un mirage et disparut.
Un murmure séleva
à son oreille, tandis que les parents de Keela venaient de
lapercevoir.
Keela,
oh my god, whereare you been? I was so worried! What do you have in
your hands?